Les différents types d’interprétation

Les différents types d'interprètation

Chez Idea Traduction, on aime, de temps à autre, faire quelques petites piqûres de rappel des principes de base concernant les métiers de traducteur et d’interprète. Nous avons également remarqué que la confusion sur les types d’interprétation peut vite s’installer, surtout parmi les clients et personnes faisant appel aux services d’un interprète. Comme nous l’avions aussi expliqué dans un article précédent intitulé Différences entre traducteurs et interprètes : « Le grand public a souvent l’habitude d’appeler « traducteur » un interprète ou, alors, on dit de l’interprète qu’il est un « traducteur oral ».

Il en est donc de même pour les différentes manières de réaliser une interprétation. Parfois, le client a besoin d’un interprète, point final. Notre client ne sait peut-être pas qu’à chaque situation de communication, correspond une interprétation différente. Les besoins ne sont pas les mêmes et les objectifs non plus.

Types d’interprétation

– Interprétation consécutive
– Interprétation simultanée
– Chuchotage

L’interprétation consécutive

Ce type d’interprétation est souvent utilisé pour de courtes réunions mais aussi pour des visites diplomatiques. La démarche est la suivante : pendant quelques courtes minutes, l’orateur parle et ensuite il s’arrête pour laisser l’interprète parler et traduire dans la langue d’arrivée. Pour une interprétation consécutive, l’interprète doit prendre des notes pendant que l’orateur fait son discours. Ils sont assis l’un à côté de l’autre.

L’interprétation simultanée

Il s’agit du type d’interprétation qui se déroule en même temps que le discours original. Pendant qu’un orateur parle, un interprète, dans sa cabine, relaye le même discours dans la langue d’arrivée. Elle est plutôt utilisée dans des conférences multilingues ou lors de longues séances de travail.

Chuchotage

Le chuchotage est un type d’interprétation simultanée mais l’interprète, au lieu d’être enfermé dans une cabine, travaille à côté d’une ou deux personne(s) et chuchote à l’oreille le discours de l’un et de l’autre. C’est un type d’interprétation plus difficile à mettre en place puisque les différentes voix peuvent venir perturber les participants aux réunions.

Se préparer à une bonne interprétation

À l’inverse d’un traducteur qui a du temps pour préparer son texte, un interprète doit travailler plus rapidement et dans l’instantané. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir préparer ensemble, orateur et interprète, et au préalable, la conférence ou la réunion. Pour une meilleure interprétation, il est essentiel que l’interprète soit en possession de quelques renseignements afin de pouvoir se familiariser avec la terminologie à utiliser.

N’oublions pas que le succès d’une négociation est aussi dû, en partie, au bon travail de l’interprète !

Crédit Photo : Pixabay CCO Public Domain

Les traducteurs et la TAO (Traduction Assistée par Ordinateur)

On appelle TAO ou Traduction Assistée par Ordinateur, l’ensemble d’outils informatiques qui permettent aux traducteurs de gagner en qualité et en quantité tout en contribuant à l’harmonisation des textes.

Les premières lignes de notre article peuvent avoir, d’emblée, un petit air de phrase utilisée pour la publicité d’une des dizaines de marques qui commercialisent des outils TAO. Mais non, ce n’est pas du tout le cas. Bien au contraire, nous allons essayer d’expliquer en quoi consiste ce type de traduction.

Les traducteurs et la TAO (Traduction Assistée par Ordinateur

Brève chronologie des avancées technologiques pour les traducteurs

Avec l’arrivée des premiers ordinateurs personnels, aux alentours des années 1980, le travail du traducteur a vu ses habitudes changer. L’aide précieuse de cette machine appelée ordinateur a rendu moins « lourde » la tâche des traducteurs. Avec les textes stockés dans le disque dur, les traducteurs ont pu commencer à se servir de certaines recherches automatiques et à pouvoir facilement revenir en arrière. La façon de relire et de corriger les traductions a aussi bien évolué. Jadis, quand après une première lecture on se rendait compte qu’il fallait changer deux mots, il n’y avait pas d’autre solution que celle de retaper toute la page à la machine à écrire. Et ainsi de suite, jusqu’à un rendu final sans faute et sans erratum.

Petit à petit, les maisons d’éditions ont aussi numérisé leurs dictionnaires. Ainsi, les traducteurs ont pu graver ces dictionnaires vendus sur CD-ROM sur leur disque dur. Chercher un synonyme ou consulter un mot est devenu une tâche plus pratique, moins encombrante aussi. Quelques années plus tard, avec la démocratisation d’Internet, au milieu des années 90, le travail du traducteur s’est encore métamorphosé.

Le World Wide Web et la mondialisation

La mondialisation et l’ouverture du monde grâce à Internet ont fait que les besoins en termes de traduction sont de plus en plus nombreux. L’informatisation des documents et l’échange des entreprises avec l’étranger a considérablement augmenté la demande en traduction. Mais face à une demande croissante, l’offre s’est aussi multipliée. Plus de demande, plus de traducteurs, plus de concurrence… ce qui veut dire en quelque sorte, une petite course aux prix plus compétitifs.

Beaucoup de traducteurs ont alors voulu savoir comment faire pour être rentables et pour fidéliser leurs clients. Une des réponses est venue de la main des éditeurs de logiciels de traduction assistée par ordinateur (TAO). Ces éditeurs ont mis sur le marché des outils afin de rendre plus efficace le travail de traduction.

Les TAO (Traduction Assistée par Ordinateur)

Généralement, les TAO se présentent sous forme de bases de données. Ces bases de données regroupent, en même temps, plusieurs fonctionnalités facilitant le travail de traduction et la gestion de supports multilingues. Les TAO utilisent des mémoires de traduction. Ainsi, au fur et à mesure que le traducteur avance dans son travail, les traductions seront enregistrées dans ces mémoires.

Ces outils de traduction assistée par ordinateur sont plus spécialement intéressants pour les travaux de traduction à caractère technique que pour les traducteurs littéraires.

L’efficacité et la pertinence des outils de TAO dépendront du type de traduction, de la qualité des mémoires de traduction des TAO et du temps consacré. Certes, les TAO peuvent faire gagner du temps aux traducteurs ainsi que pour le travail de post-édition. Mais avant de se lancer dans l’utilisation d’un de ces logiciels de TAO, il faut en connaître tant les avantages que les points faibles afin de pouvoir estimer ses propres besoins et déterminer les priorités avant de procéder à l’achat.

Petite liste non exhaustive de logiciels de TAO

• Trados
• Wordfast
• DéjàVu
• Across
• Anymem
• Similis
• OmégaT
• Anaphraseus
• Star Transit

Crédit Photo : Pixabay (CC0 Public Domain)

La traduction juridique en France

Les traducteurs qui consacrent leur vie à la traduction juridique nécessitent un niveau de spécialité tant sur le plan linguistique que sur le plan du droit. En tant que traducteur juridique, il faut avoir une maîtrise totale de sa langue maternelle mais aussi de sa langue source (langue que l’on traduit). Par conséquent, il faudra maîtriser parfaitement, sans droit à l’erreur, les différents systèmes juridiques des langues de travail (cela peut aller de 2 pays à plus, il est rare qu’une langue soit uniquement parlée dans un seul endroit).

Traducteurs assermentés en France

En outre, le langage juridique est assez particulier. Il s’agit d’un langage très déontologique ou les coutumes veulent que l’on écrive de telle ou telle manière et que l’on tourne les phrases de façon très réglementée. Il faut posséder des qualités rédactionnelles incontestables dans sa langue maternelle et être très méticuleux et rigoureux.

Les traducteurs juridiques en France

En France, le processus de sélection des traducteurs juridiques est assez sélectif. Même si parfois, pour des documents plus « simples », l’on peut faire appel à des traducteurs non spécialisés dans le juridique, les résultats prouvent qu’il vaut mieux faire appel à des traducteurs qui connaissent de manière approfondie les systèmes juridiques.

En termes de part de marché, la traduction juridique représente beaucoup moins que la traduction audiovisuelle ou littéraire. Certes, mais le travail d’un traducteur juridique est tout aussi passionnant et varié et ce, grâce à la multitude de textes différents sur lesquels il peut travailler : testaments, contrats, actes notariés, certificats de mariage/naissance/divorce, statuts d’entreprise…

Les écoles de traduction n’offrent pas beaucoup de formation en traduction juridique. La demande en traduction juridique est actuellement plus forte que l’offre. En effet, un traducteur récemment diplômé va se tourner plus naturellement vers la localisation et la traduction audiovisuelle que vers la traduction juridique. Ainsi, les entreprises font souvent appel à des experts en droit plutôt qu’à des traducteurs spécialisés en juridique. C’est une question qui revient sans cesse dès que l’on parle de traduction juridique : vaut-il mieux embaucher un traducteur ou doit-on privilégier les connaissances en droit de la personne susceptible de traduire le/s document/s ? Une question à laquelle il est difficile de répondre.

Le cas des traducteurs assermentés

Pour devenir traducteur juridique en France, il n’y a pas de réel statut formel. C’est bien pour cette raison qu’un juriste peut devenir traducteur. À moins de vouloir devenir traducteur assermenté (aussi appelé « certifié » ou « juré »). Après avoir rempli le dossier devant la Cour d’appel (dossier à retirer auprès du Tribunal de Grande Instance de sa circonscription) et obtenu une réponse positive, vous serez en mesure de traduire des documents assermentés. Il s’agit, toujours, d’informations officielles qui peuvent être adressées aux administrations, tant en France qu’à l’étranger.

Le traducteur assermenté peut ainsi certifier qu’un texte est la traduction fidèle et conforme d’un document original. Bien sûr, il faut apposer le cachet et la signature du traducteur, sinon le texte n’aura pas de valeur. Le traducteur assermenté assiste la justice dans son travail et est considéré comme un expert judiciaire. Il peut aussi bien intervenir auprès d’un particulier qui a besoin de faire traduire son acte de naissance qu’auprès de magistrats, avocats, etc., pour traduire des textes juridiques. À signaler, tout de même, que le traducteur assermenté exerce cette mission à titre accessoire et bien souvent, il a un statut d’indépendant.

Les traducteurs juridiques, assermentés ou pas, doivent toujours faire preuve de beaucoup de rigueur et d’analyse. Les documents à traduire doivent garder la même forme et le même fond, aucune place, donc, à la créativité et aux « petits » changements.

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